Travailler mieux : 8 habitudes pour plus de confort

Les maux de dos ne s'installent pas du jour au lendemain. La fatigue visuelle non plus. Ce sont des inconforts qui s'accumulent progressivement, et finissent par peser sur le quotidien professionnel.

La plupart ont pourtant des causes identifiables : une chaise mal réglée, un écran trop bas, un bureau trop froid, pas assez d'eau bue dans la journée. Et des réponses concrètes, qui n'ont rien de révolutionnaire peuvent faire une vraie différence sur le long terme.

Corps, environnement, concentration : voici 8 conseils à intégrer à son quotidien au bureau pour gagner en confort et en efficacité.

Le corps d'abord

1/ Régler son bureau pour éviter les maux de dos

Tout compte dans la posture au bureau : la hauteur de la chaise, celle de l'écran, l'angle des coudes. Il existe même des outils en ligne qui permettent d'obtenir les dimensions idéales de son poste de travail en fonction de sa taille (comme le calculateur de hauteur de bureau Ergotron).

Dimensions optimisées pour une personne mesurant 173 cm, outil Ergotron.

Les deux règles les plus importantes à retenir :

=> Les yeux dans le bon axe : quand on se tient droit et qu'on regarde droit devant soi, les yeux doivent arriver dans le tiers supérieur de l'écran. Ni plus bas (ce qui force à baisser la nuque), ni plus haut (ce qui fait lever le menton). Si vous travaillez sur un laptop posé directement sur le bureau, c'est probablement raté, un support surélevé règle le problème rapidement.

=> Les coudes au bon angle : ils doivent être à peu près au niveau du bureau, avec les avant-bras à un angle de 100°. Si c'est le cas, la posture est bonne. Si ce n'est pas le cas, réglez la hauteur de la chaise en conséquence.

2/ Utiliser une souris ergonomique

Vous vous êtes peut-être déjà amusé d'un collègue qui utilisait cette souris à l'allure étrange, penchée sur le côté. Et pourtant, ce collègue n'a probablement pas mal au poignet en fin de journée.

Un peu d'histoire d'abord : la souris a été inventée en 1963 par Douglas Engelbart. À l'époque, personne ne passait 8 heures par jour à l'utiliser. La souris traditionnelle n'a jamais été pensée pour un usage aussi intensif.

Le problème est mécanique. Quand on pose la main à plat sur une souris classique, le poignet effectue une torsion et exerce une pression sur le nerf médian, parce que le poignet n'est pas aligné avec l'avant-bras. À petites doses, ça ne pose pas de problème. Mais sur des années d'utilisation quotidienne, cela peut provoquer des troubles musculo-squelettiques.

Les souris ergonomiques ont été conçues pour corriger cette torsion, en maintenant le poignet dans une position neutre, alignée avec l'avant-bras.

3/ Faire des pauses pour la circulation sanguine

Rester assis plusieurs heures d'affilée ralentit la circulation sanguine et installe une fatigue physique qui n’est pas perçue sur le moment.

La méthode Pomodoro apporte une réponse simple à ce problème. Le principe : on travaille 25 minutes, puis on s'accorde 5 minutes de pause, pendant lesquelles on se lève, on marche un peu, on s'éloigne de l'écran. Ce cycle se répète tout au long de la journée.

En télétravail, cette méthode est particulièrement utile. Sans les déplacements naturels qu'implique le bureau : aller chercher un café, passer voir un collègue ; la sédentarité s'installe facilement. La méthode Pomodoro oblige à bouger, même un peu, régulièrement.

Pour aller plus loin, certaines entreprises font le choix d'aménager un véritable sas de repos dans leurs locaux afin de proposer aux collaborateurs et collaboratrices un espace dédié à la micro-sieste, au calme, en dehors du flux de l'open space. Des solutions comme Nap&Up proposent des fauteuils ergonomiques à canopée, “des cocons”, fabriqués en France, directement intégrables dans vos espaces sans travaux.

Cocon Signature Nap&Up

L’environnement, ensuite

4/ Choisir la bonne température au bureau

Plusieurs études scientifiques ont montré que la température de confort idéale n'est pas la même selon le genre. D'après des recherches relayées notamment par Le Monde (2024), la température idéale se situerait entre 22 °C et 24 °C pour les hommes, contre 24,5 °C et 26 °C pour les femmes. Autrement dit, si vous chauffez votre open space à 21 °C et que la moitié de vos collègues sont des femmes, vous mettez structurellement une partie de l'équipe dans l'inconfort.

Cet écart s’explique par deux mécanismes. D'un côté, la testostérone inhibe une protéine-canal (la TRPM8) responsable de la sensation de froid, les hommes ressentent donc moins le froid physiologiquement. De l'autre, l'œstrogène épaissit légèrement le sang, ce qui réduit la circulation jusqu'aux extrémités : des études ont montré que la température des mains est en moyenne inférieure de 1,6 °C chez les femmes que chez les hommes.

Le réglage du thermostat mérite une vraie conversation d'équipe plutôt qu'une décision unilatérale.

5/ Allumer une lumière derrière son écran

7 heures par jour passées en moyenne devant un écran, c’est un coup dur pour vos yeux.

La fatigue visuelle se manifeste par les yeux qui brûlent, des maux de tête en fin de journée ou une vision qui se trouble progressivement. L'une des causes les plus courantes : le contraste trop fort entre un écran lumineux et un environnement sombre. Une solution plutôt simple : allumer une source de lumière indirecte derrière l'écran. Cela réduit le contraste et soulage les yeux sans les éblouir.

À cela s'ajoute une règle pratique à intégrer à sa routine : la règle des 20-20-20. Toutes les 20 minutes, regarder un objet situé à environ 20 mètres, pendant 20 secondes. Ce simple geste relâche les muscles oculaires et réduit la tension accumulée.

La lampe Bony, fabriquée par les designers Morning

6/ Profiter des bienfaits des plantes

Certains y voient une tendance décorative. C'est dommage, parce que les plantes en espace de travail ont des bénéfices qui vont bien au-delà de l'esthétique.

=> Sur la qualité de l'air : les plantes absorbent une partie des toxines et composés organiques volatils émis par les appareils électroniques et les matériaux de bureau.

=> Sur le stress et la concentration : la présence de végétation réduit le niveau de cortisol (l'hormone du stress) et améliore la capacité d'attention. Une étude publiée dans le Journal of Environmental Psychology a montré que travailler dans un environnement avec des plantes augmentait la productivité de 15 %.

=> Sur la fatigue visuelle : alterner entre l'écran et une surface naturelle verte repose les yeux, pour les mêmes raisons que la règle des 20-20-20.

Reste à choisir les bonnes espèces, et à ne pas les sur-arroser, ce qui est l'erreur la plus répandue. Quelques espèces particulièrement robustes pour commencer :

=> Cactus et succulentes, pour les plus distraits (arrosage toutes les 2 à 3 semaines)
=> Pothos, pour sa facilité d'entretien et sa capacité à pousser dans toutes les conditions
=> Zamioculcas ou calathea, pour les bureaux peu lumineux

Une règle simple : en cas de doute, mieux vaut ne pas arroser. La plupart des plantes d'intérieur souffrent davantage d'un excès d'eau que d'un manque.

Rez-de-jardin végétalisé, chez Morning Laffitte

La tête, enfin

7/ Écouter de la musique ?

Écouter de la musique chantée nuit souvent à la concentration. Le cerveau traitant inconsciemment les paroles comme une information à décoder, son attention se retrouve divisée.

En revanche, plusieurs alternatives existent pour contourner ce problème :

=> La musique classique réduit les distractions, mais les variations mélodiques peuvent finir par capter l'attention plutôt que de la soutenir.

=> Le lofi hip-hop a montré, dans plusieurs études comportementales, une capacité à faciliter l'entrée dans un état de "flow". Cet état de concentration profonde où on perd la notion du temps. Ce genre se caractérise par l'absence de paroles, peu de variations mélodiques, et une texture sonore régulière et apaisante.

=> Le bruit blanc représente l'approche la plus radicale : un son continu et uniforme qui masque les bruits ambiants sans ajouter de contenu à traiter. Particulièrement efficace pour les profils très sensibles aux distractions sonores.

8/ Boire de l'eau, tout simplement

Le chiffre est éloquent : deux Français sur trois ne s'hydratent pas correctement au travail. Et pour la tranche des 25-55 ans, c'est à peine 42 % des besoins quotidiens en eau qui sont couverts. Or la déshydratation, même légère, affecte directement les capacités cognitives : concentration, mémoire de travail, réactivité.

Se lever pour remplir un verre, le vider, se lever pour le remplir à nouveau… répété 8 fois par jour, c'est une contrainte que la plupart des gens finissent par esquiver.

La solution est aussi basique qu'efficace : une gourde posée à côté de l'ordinateur. Remplie deux fois dans la journée, elle est visible en permanence, et cette simple présence suffit à rappeler de boire régulièrement.

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